Cours d'espéranto en dix leçons :

4.1. La forme interrogative

Temps moyen estimé : 10 minutes

Vous avez déjà vu quelques façons de poser des questions :

Kiu loĝas en Brazilo? : Qui habite au Brésil ?

Kie estas la kato? : Où est le chat ?

Kiel vi fartas? : Comment allez-vous ? / Comment vas-tu ?

Jetons maintenant un coup d’œil sur les questions et réponses correspondant à une affirmation donnée.

Énoncé :

La pano estas bruna. = Le pain est brun.

Question :

Ĉu la pano estas bruna? = Est-ce que le pain est brun ? (le pain est-il brun ?)

Réponse :

Jes, la pano estas bruna. = Oui, le pain est brun.

_________ ou ___________

Ne, la pano ne estas bruna, sed (ĝi estas) blanka. = Non, le pain n’est pas brun mais (il est) blanc.

Énoncé :

Iu venis. = Quelqu’un est venu.

Question :

Ĉu iu venis? = Est-ce que quelqu’un est venu ?

Réponse :

Jes, mia frato venis. = Oui, mon frère est venu.

_________ ou ___________

Ne, neniu venis. = Non, personne n’est venu.

Vous aurez remarqué que ne sert aussi bien en début de phrase que devant le verbe. Jes signifie oui et sed signifie mais.

Toute question est construite à partir d’une affirmation. On forme la question en plaçant devant l’énoncé le mot interrogatif ĉu (est-ce que ?). Remarquez qu’en espéranto (tout comme en français quand on emploie est-ce que ?), on ne modifie pas l’ordre des mots. On place donc simplement le mot ĉu au début de la phrase.

Question :

Est-ce que les garçons vendront le gâteau ?

Affirmation sous-jacente :

Les garçons vendront le gâteau.
La knaboj vendos la kukon.

Question en espéranto :

Ĉu la knaboj vendos la kukon?

Fonctionnent de cette façon toutes les questions auxquelles on doit répondre par oui ou par non (questions «fermées»).